AURORA | Terje Sorgjed

Comme je suis un vidéaste amateur, je commence à utiliser la suite Vegas Movie Studio HD Platinium et il y a une communauté d’utilsateurs dont je fais partie.

Ceci est la première vidéo qu’un de mes amis a partagé, en m’expédiant son URL. Je vous invite à la regarder, ainsi que d’autres sur le site Vimeo. Profitez de cette éclosion de créativité.

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The Aurora from Terje Sorgjerd on Vimeo.

AMT-1 | La stèle d'Arthur…

BBC News AMT-1

ln memoriam

Quelques minutes après avoir appris la mort d’Arthur C. Clarke, j ‘achemine le message suivant à la Arthur C. Clarke Foundation :

« The author of the 2001-3001 tetralogy brought Humankind to the global village, with the satellite. That is unforgettable and shall remain forever in the collective soul memory.
 
There are not enough people acknowledging the important metaphysical challenges posed by TMA-I, as a symbol to the presence of intelligent life in Universe. Mostly, 2001 is the surface of the iceberg. Any reader leafing to the final chapter of 3001 will understand how deep the implications of intelligence in Universe are.
 
But now, we will miss one important link to the wisdom of the greatest writer in speculative scientific literature.
A carbon based friend, bowing and meditating.
There is now a time for sorrow… (1) »
 
 

Tout a été dit sur AMT-1 ?

La semaine durant, le travail professionnel nous absorbe; il reste heureusement les samedis et dimanches pour fouiller allègrement sur le Web, voulant étendre la collection de signets de la bibliothèque et souhaitant enfin avoir repéré l’essentiel, alors qu’une surprise nous attend au détour. C’est ce qui s’est produit le dimanche 18 juin, en ce qui concerne ce présent billet.

Disons que dès ce moment, deux choix s’offrent à nous. On veut conserver jalousement l’information pour en profiter pour soi, même s’en délecter, s’imaginant enfin détenir un secret qui nous est propre, une espèce d’égoïsme que la plupart des internautes doivent éprouver à certains moments, j’en suis convaincu. Ou bien, on désire alors partager le plus rapidement cette découverte accidentelle ou prodigieuse pour étonner et surprendre nos lecteurs et lectrices, avec une espèce de petite fierté presque malsaine en nous disant : «comme je suis perspicace et persistant… je trouve vraiment l’inhabituel sur le web». Peu importe notre choix, on sait très bien que tout finit par se savoir, alors à quoi bon vouloir garder les choses pour soi ?

Comme la tétralogie 2001-3001 de Arthur C. Clarke est abondamment référencée sur le Web, il est assez facile de se perdre dans le labyrinthe de références. En contrepartie, chaque site offrant des renvois vers d’autres sites, comme un jeu de perles de verres se renvoyant les images les unes aux autres, formant un anneau web (webring) dans lequel nous pourrions être condamnés à tournoyer sans fin, nous pensons momentanément que nous sommes rendus à la fin du cercle.

Pourtant, précisément à ce moment, accidentellement, on aboutit sur une nouvelle information que nous n’attendions pas, un entrefilet, une nouvelle heureusement encore archivée parmi tant d’autres qui disparaissent. Il semble alors qu’on vient de trouver momentanément une nouvelle piste de réflexion, une perspective différente qui permettra un nouvel éclairage sur un thème qui retient notre attention.

On résiste mal au danger de disparition de la référence à tout jamais de ce renvoi, où on vient enfin de trouver une information qui est presque inédite… et parfois, hélas, on aboutit à une page d’erreur http devant laquelle on doit fait le pied de nez, devant un néant virtuel nous obligeant à un silence qui demeurera à tout jamais le signe d’une disparition incontrôlable.

Dans ces circonstances on tente alors désespérément de sauvegarder ce qui est reste, pour la postérité, au moins sauvegarder les images dans une archive ou les pages résiduelles sous forme d’un fichier PDF. Ainsi, aujourd’hui, je me prépare à ramener en surface un événement qui pourrait être tout à fait banal, un événement au début de ce nouveau millénaire, commencé le 1er janvier 2001 au lieu du premier janvier 2000 – et Dieu sait s’il y a eu des débats à ce sujet.

Retour sur 2001 en 2001

AMT-1 LostUne icône cinématographique marquait le début de ce millénaire – 2001 Odyssée de l’espace – film que tant de cinéphiles ont vu et qui les a plongés dans un état réflexif, et – je le répète encore – qui n’a vraiment pas été compris parce que peu de lecteurs ont eu le courage de se taper la tétralogie complète 2001-3001. Pourtant, je persiste et signe, insistant à nouveau que cette œuvre phare devrait continuer à nous faire réfléchir sur la place de l’Intelligence dans l’Univers. Rien de moins.

Un fait divers, survenu en janvier 2001, nous le rappelle : la disparition d’une réplique du monolithe 2001 d’un parc de Seattle. Et comme cet événement pourrait se classer définitivement sous la bannière d’un fait divers, on lui attache peu d’importance. Le risque de disparition des articles et photos qui en restent est probablement beaucoup plus élevé que pour pour les informations détenant un statut de référence permanente. Je m’affaire donc à recueillir ces informations et à en faire un bilan.

Pour le moment, une conclusion provisoire fait surface : Un groupe d’ artistes fait apparaître une réplique du monolithe AMT-1 dans un parc de Seattle, aux États-Unis; mais il disparaît aussi rapidement,  ce qui manifesterait probablement le refus d’une communauté citadine de voir trôner au milieu d’un parc un symbole incongru et incompréhensible. À la limite, si ce monolithe AMT-1, évoque la présence d’une autre forme d’intelligence dans la mémoire collective des cinéphiles kubrickiens ou des amateurs de la prose spéculative clarkienne; valait mieux le gommer, le rayer, le faire disparaître. Même si ce monolithe est une création imaginaire, sa présence semble effrayer, on dira ce qu’on en voudra.

Afin de suivre l’évolution de cette investigation personnelle, vous pourrez consulter le signet AMT-1 dans la bibliothèque. La liste va s’allonger petit à petit; dans quelques semaines, si tout va bien, pourrai-je alors élaborer un peu plus sur cette malheureuse disparition; encore plus sur la symbolique tout à fait exceptionnelle de ce monolithe, sur laquelle on peut s’appuyer pour réfléchir différemment sur la place de l’Intelligence dans l’Univers.

Un nouveau germe dans l’imaginaire Humain

Même si dans la cosmologie spéculative clarkienne, les Créateurs sont à la source de ce monolithe, qui dit que nous ne pourrions être nous même un jour les créateur d’un tel monolithe ?

Il pourrait alors être envoyé vers de lointaines destinations, pour faire part de notre présence. Nous verrrons que la technologie sur laquelle repose ce monolithe est très impressionnante. Si vous croyez encore qu’il s’agit d’un simple monolithe dans le sens traditionnel, vous devrez peut-être refaire vos devoir – cela dit simplement sous le ton d’une moquerie sympathique – resortez votre ruban VHS ou votre DVD 2010, évaluez ce qui se passe en banlieue de Jupiter, alors que le monolithe commence à se répliquer presque à l’infini.  Clarke, sans le savoir, ou au contraire le sachant très bien, attribuant à d’autres Créateurs la confection d’ un tel monolithe, implante dans l’imaginaire humain une recette de l’ultime machine à explorer l’Univers. Pas pour demain, ni après-demain, mais dans un demain éloigné mais non impossible. Nous ne serons probablement pas là pour voir une telle création, mais son germe est déjà présent. Jules Verne nous avait déjà suggéré un voyage dans la lune, gardons-ceci en mémoire…

Qu’en retenez-vous ?

Niveau 201 | AMT-1 | 2001-3001

Illustrations

Apostilles

  • Si des lecteurs ou lectrices sont au fait d’autres sources intéressantes sur cet incident ou d’articles de fond sur AMT-1, ce serait généreux de votre part d’en faire mention en commentaire, en vous remerciant à l’avance.
  • Pour en savoir plus : Actualité Google  Google News
(1) L’auteur de la tétralogie 2001-3001 a mené l’Humanité au village planétaire, grâce au satellite. C’est inoubliable et restera à jamais dans la mémoire de l’âme collective.
 
Il n’y a pas assez de gens en reconnaissant l’importance des questions métaphysiques soulevées par AMT-1, en tant que symbole de la présence de vie intelligente dans l’Univers. Pourtant, 2001 n’est que la pointe de l’iceberg.
 
Tout lecteur se rendant au dernier chapitre de 3001 comprendra la profondeur des conséquences de l’intelligence dans Univers.
 
Désormais, nous manquera à jamais ce lien important à la sagesse du plus grand écrivain dans la littérature scientifique spéculative.
 
Un ami à base de carbone, saluant et méditant.
Il ya maintenant un temps pour la tristesse…

BLOGUE TABLETTÉ : Un changement de paradigme

ll faut se faire à la nouvelle technologie, abandonner ses vieilles habitudes et apprivoiser les nouvelles technologies. Mon emploi récent ma permis de disposer d’un nouvel outil de travail que je peux aussi utiliser pendant mes périodes de « loisirs ». Merveilleux !

Ce mois qui vient de se terminer m’a permis de devenir un enthousiaste et de percevoir de nouvelles avenues d’utilisation de cet outil de travail.  Mais au lieu de rédiger un texte aujourd’hui pour partager, je copie ici quelques extraits de mes premières impressions, tirées de mon journal personnel de recherche de février, avec le moins d’édition possible…

Samedi, 9 février 2008

La « tablette » permet d’écrire du texte très aisément et de l’insérer dans le traitement de texte. Quel serait le premier chapitre qui pourrait être transcrit facilement, sans avoir à utiliser le clavier ? N’est-il pas étonnant qu’un tel outil vienne enfin m’aider à avancer mes recherches personnelles. Il y a quelques mois à peine, je n’aurais jamais eu l’idée de pouvoir écrire directement sur une page électronique.

Je ne suis, pas en mesure de réaliser comment ce nouvel outil va me permettre d’accélérer la rédaction de mes textes. C’est vraiment toute une épargne de temps, n’est-ce pas? En plus de permettre le travail dans le traitement de texte, cela permet aussi d’imaginer d’autres utilisations possibles.

Ces premières phrases syncopées ne seront pas à placer dans le rayon de la grande littérature, bien sûr. Mais en s’habituant d’abord à un nouvel outil de travail, on s’acclimate à une nouvelle manière de penser! Histoire de vouloir être un peu capricieux, à la limite, pourquoi ne pourrais-je pas changer la couleur de l’encre? C’est ce genre de choses étranges qui surgissent à l’esprit, comme si on oubliait déjà de se ravir devant une telle merveille. Je ne peux pas m’imaginer tout à fait à quelle vitesse je pourrais transcrire an chapitre… ce sera à expérimenter.

Mon étonnement va grandissant, et même plus, il devient pratiquement de l’ébahissement, sinon presque de l’incrédulité, en constatant comment il est facile d’écrire du texte sans avoir à trop se contraindre. Il y a une mécanique de l’écriture, quand on se penche devant une page, au moment où on s’appuie la tête dans la paume de la main – c’est presque une figure archétypale – on connaît le penseur de Rodin, dans sa pose inspirante, nous incitant au recueillement ou aux vagabonderies …

Dimanche, 10 février 2008

Il n’est pas tout à fait dimanche, mais c’est plutôt le milieu de la nuit, dans ce mitan où on arrive aux petites heures du matin, dans la ville sans bruit, loin de ces heures où les citadins se précipitent en allant au boulot ou revenant à sa piaule, à l’abri. Alors, après toutes ces heures passées devant le petit écran, vaut mieux se plonger dans un merveilleux sommeil réparateur… la nuit fera du bien, nous disposera à avoir de meilleures idées encore, demain.

Je me rends compte que je dispose d’une nouvelle interface entre moi et le texte, qui se couche normalement à plat sur une page et qu’on doit transcrire par la suite, une fois qu’il est calligraphié sur le papier; cette interface facilite grandement le travail, allégeant ce petit boulot de tâcheron. Il semble bien que je vais y prendre goût assez rapidement. Il suffira de sortir quelques cahiers des étagères pour les transcrire sans trop de peine. Tout cela est bien encourageant! Il faudra donc que j’établisse un équilibre entre le travail et la passion personnelle afin de parvenir à réaliser tout ce qui me tient à cœur. Des rêves d’espérance en perspective.

Mais cette nouvelle interface, aussi attrayante soit-elle, peut aussi me chagriner un peu, car ces mots qui prennent forme sur une feuille, dans leur style particulier, disparaissent, une fois qu’ils sont insérés dans le traitement de texte. On demeure parfois étonnés devant notre résistance au changement ; n’est-ce pas le propre du changement de paradigme? J’ai souvent louangé le plaisir du grattement de la plume, la pointe labourant la feuille en laissant un petit filet d’encre… Je n’ai pas souvent retrouvé au clavier le plaisir que me procure un cahier… Mais voilà qu’il y a ici une espèce d’heureux compromis. Quand l’éminent sociologue français Baudrillard nous entretient du CD – bien qu’il soit inusable, c’est nous qui nous nous usons en l’écoutant – ou encore Barthes sur la modernité dans notre relation avec les objets, les choses ou les structures, comment devrait-on réagir alors devant l’avènement de cette technologie ? L’ordinateur reconnaît mon écriture, mais je ne la reconnais plus ?

Vendredi, 22 février 2008

Finalement, même si cela peut dépanner d’écrire avec une interface de reconnaissance d’écriture on peut se douter que le clavier est plus efficace au niveau de la rapidité et de la précision. Il faut tenter de comprendre quels sont les domaines les plus pratiques pour appliquer cette nouvelle interface de saisie de texte. Je la mets au défi en me lançant à un rythme effréné dans la composition du texte, juste pour voir si je ne lui ferai pas perdre la tête à ce petit processeur. Mais les résultats sont presque surprenants, car à la vitesse nous faisant écrire eu pattes de mouche (comme on nous disait sur les bancs d’école) semble-t-il que la machine performe; il ne restera que quelques fautes à corriger, ce qui ne sera pas très compliqué. L’écriture script apporte une fluidité à la pensée qui ne se produit pas sur un clavier, je serais porté à croire. Il faut parfois accepter d’être en phase expérimentale en apprivoisant de nouveaux outils. Et je constate que même si ma calligraphie n’est pas d’une qualité à toute épreuve, que ce logiciel de reconnaissance d’écriture utilise en fait un thésaurus qui semble relativement efficace, même si mes mots sont parfois approximatifs. Je dirais même que c’est presque étonnant, il faut s’en réjouir.

Je viens de constater qu’en quelques semaines à peine, je viens de découvrir plein de possibilités que je n’avais pas auparavant…

• Écrire directement sur la Tablette ;
• Me brancher sans fil au réseau Internet dans les cafés;
• Me promener partout dans l’appartement en étant relié à Internet ;
• Lire Scientific American en PDF, en plein écran, format portrait ;
• Regarder en différé Le Téléjournal de la SRC dans toutes les pièces;
• Travailler dans mon journal de recherche et prendre rapidement des notes;
• Demander à des collègues de dessiner un schéma sur l’écran au lieu de le faire sur papier, mon procurant une copie numérique.

Voilà pour ces premières impressions. . .

Niveau 201 – Signets

Tablet Pc

Mort et vie d'un cyberblogueur

Bonjour, l’auteur de ce blogue n’est pas porté disparu.

Est-ce que c’est le temps qui lui échappe, ou échappe-t-il lui même au temps ? Disons-le différemment. Ce blogue était un projet ambitieux, mais constituait aussi un monde parallèle à une existence professionnelle parsemée d’embûches de toutes sortes. Ce n’est pas par dépit, ni par manque d’occupation qu’on se sépare de ses lecteurs.

Une tour rapide des dernières recherches personnelles en cours, après une disparition plus longue que mes prévisions initiales; est-il temps de rendre des comptes aux lecteurs et lectrices? Ma vie s’anime en partie en fouillant dans la bibliothèque.

Il y a certes beaucoup de temps libre qui s’est offert à moi; j’ai décidé d’en profiter à ma guise pour me plonger dans des univers parallèles à la cosmologie. On peut certes consacrer beaucoup de temps à débrouissailler les vastes questions qui se présentent à nous en tentant d’élucider les mystères de l’énergie, de la matière et du temps. Mais ce temps, cet espace-temps devrait-on dire, est aussi le tissu de notre existence, une étoffe qui se tisse d’expériences extraordinaires ou malencontreuses, et ce métier à tisser peut parfois se dérégler, contre sa volonté, sans qu’il soit possible d’intervenir promptement.

Le temps passe, nos réalisations ne se concrétisent pas toujours dans l’Univers matériel. La vie intérieure, le silence et la méditation sont parfois préférables à la surexcitation exacerbée de notre intelligence. Ce blogue n’est qu’une pointe de l’iceberg, relativement à l’expérience formidable de la retraite du monde : on peut lire sans vouloir résumer, synthétiser, recenser, critiquer ou se faire valoir aux autres… Il y a tant de présences sur le Web, dans une variété infinie de formes et d’expressions : vidéoclips, photographies, créations artistiques, abondance de textes exprimant une vie qui coule à travers les veines de tant d’internautes.

Parfois même une espèce d’exhibitionnisme intellectuel – les savants billets de ce blogue en sont malheureusement un bon exemple. Mais, voilà, on peut vouloir revenir à pas feutrés et tenter de partager uniquem ent ce qui est utile aux autres pour les inspirer dans leur vie.

Voilà, j’ai plongé dans la littérature depuis de début de l’hiver passé; sans avoir de grands secrets à partager immédiatement, mes suggestions de lecture vous surprendront probablement, en comparaison de celles du passé. Mon carnet de notes Moleskine – le second depuis septembre, est presque plein, C’est en révisant cet itinéraire que je pourrai vous faire part bientôt de ce qui mérite d’être partagé.

Pour vous faire un clin d’oeil, j’ai revisité Dali, Eco, Auster, Musil, et même Charles Fort – je suis donc «fort occupé» et vous dirai-je aussi que la topologie cosmique est toujours dans ma mire, mais cette fois-ci dans une dimension bien différente que j’explore avec plaisir. Comme je serais tenté de vous laisser un indice ! Mais non, je me tais…

Cosmologie, astrophysique et XBOX ?

C’est une surprise ! En vérifiant les liens conduisant vers le bloque Univers zéro un, voilà que je découvre qu’une communauté de joueurs de Mass Effect, sur XBox, s’intéressent à la physique, et entreprennent une discussion très intéressante sur différents aspects des enjeux de la cosmologie scientifique. C’est tout à fait inusité et rafraîchissant de constater comment les membres d’une communauté peuvent s’entraider pour approfondir un sujet !

En effet, un fil de discussion existe depuis le 14 février 2007 à ce sujet : Mass Effect et la physique. On accuse à tort les jeunes de s’engourdir devant les jeux sur console vidéo, mais en prenant connaissance d’une telle discussion, on se rend compte que c’est un préjugé.

Si on s’en tient à la description de l’environnement du jeu, telle qu’elle apparait sur le site, l’environnement dans lequel il se déroule fait appel à des notions scientifiques.

Nous projetant de 200 ans en avant dans l’Histoire, dans un univers épique, le jeu Mass Effect (effet de masse) propulse les joueurs dans une vaste communauté galactique en danger d’être conquise par un agent légendaire devenu escroc. Une nouvelle expérience spectaculaire, des réalisateurs légendaires BioWare, Mass Effect met les joueur au défi afin de conduire un peloton de combattants de la liberté dans une lutte contre les armées menaçantes afin de reconstituer la paix dans la terre. Enfin, Mass Effect est le premier dans une trilogie de jeux avec une histoire plus qu’envoûtante, où le conflit entre les êtres organiques et l’intelligence artificielle prend vie avec clarté (traduction libre de l’auteur).

Ce qui est étonnant de cette discussion, c’est que le dialogue entre les participants les conduit à faire le tour des enjeux principaux de l’astrophysique, à partir des effets crées par une masse sur l’espace temps, de la remise en question des constantes cosmologiques, de la prise en considération des limites imposées par le mur de Planck et finalement des problèmes reliés à la topologie cosmique, un des thèmes discutés dans le blogue univers zéro un. Ces enthousiastes méritent donc un gros bravo pour leur curiosité intellectuelle ! Encourageant de voir que la science, aussi difficile ses arcanes soient-elles à pénétrer, continue à passionner la jeunesse d’aujourd’hui !

À LIRE | Tout l’univers dans un atome

Je vous fait part d’une trouvaille, un essai dont le titre a retenu mon attention !

Évidemment, un livre écrit par Sa Sainteté le dalaï-lama ne peut jamais nous laisser insensible : il est important de promouvoir également la vision des sages de ce monde.

La fiche bibliographique de l’éditeur saura vous mettre sur la piste de réflexion en nous invitant candidement à un dialogue entre la science et le bouddhisme. Je ne peux que vous souhaiter bonne lecture !

En parralèle aux lectures, je continue à remplir mes carnets de notes. Depuis janvier 2007, j’en suis à mon quatrième carnet de plus de 200 pages… remplis à craquer ! Je travaille dans le cahier numéro 41, aujourd’hui – car il y a bien des annnées que je besogne en solitaire, à travers mes contrats de consultation aussi, pour gagner ma croûte !

Je tente de scénariser un roman, d’un tout autre ordre. J’estime qu’il y a de deux à trois ans de travail devant moi pour atteindre les objectifs que je me fixe. J’ai failli vendre la mèche au bas de ce billet, mais je me suis ravisé. C’est un thème tout à fait inédit, n’ayant jamais été abordé et pour le moment je crois au pouvoir de la discrétion et du secret !

À part ces quelques amies et amies de mon entourage immédiat, bien peu de personnes pourraient imaginer vers quoi je me dirige, un univers bien différent de ce qui apparaît dans le blogue univers zéro un ! Il faut se garder des jardins secrets…

Plomberie cosmologique ?

Version 2 : révisée le 12 mai 2007

 1. Rappel…

Le blogue univers zéro un a été jusqu’à ce jour un lieu de partage des carnets de notes et des recherches personnelles de l’auteur, et non un carnet quotidien visant à livrer uniquement de courtes impressions. Au lieu de garder ses notes pour lui, l’auteur les diffuse selon son humeur et sa disponibilité; il est occupé aussi à bien d’autres affaires…

Jusqu’à date, la cosmologie a été abordée sous son angle scientifique, afin de cerner les grandes questions théoriques, les enjeux cruciaux et les grands débats de fond en cours. Toutes ces perspectives contribuent à l’évolution de notre conception du cosmos, que se soit sur le plan individuel ou collectif. Même si la cosmologie scientifique bénéficie de nouvelles avancées périodiquement, ce premier cycle de lectures sur ce thème doit être considéré comme clos provisoirement. Certains articles seront révisés pendant la prochaine année, ainsi que les renvois associés dans la bibliothèque de signets. Considérez que certaines perspectives de la cosmologie scientifique n’ont pas été abordées; d’autres propositions de lecture sont en réserve… En parcourant le pavé à droite du blogue, vous pourrez retrouver, dans la section Thèmes de rédaction, une variété d’articles traitant des des question, enjeux et débats les plus intéressants, en plus de pouvoir accéder aux renvois contenus dans les articles et dans la bibliothèque partagée de signets.

Par exemple, la série récente d’articles sur la topologie cosmique, traitant des enjeux principaux dans ce domaines, tels que vus par Jean-Pierre Luminet, a été aussi inspirée des oeuvres de Salvador Dali, a permis de parcourir les premiers pas d’une transition du discours scientifique vers le discours artistique, histoire d’élargir les perspectives.

De nouvelles pistes s’ouvriront en abordant de nouveaux thèmes.

La cosmologie : des humains et des dieux, aussi !

La cosmologie scientifique n’est pas la seule perspective permettant d’interpréter les structures de l’Univers dans lequel nous habitons. Nous pouvons l’appréhender sous l’angle de la cosmologie symbolique. Les nombreuses théories cosmologiques, qu’elles soient d’ordre scientifique ou symbolique, s’inscrivent en quelque dans une vision plus large, anthropologiquement parlant : les systèmes de représentations de l’Univers.

La cosmologie est doc un point un point de vue, un concept, une vision du monde  La cosmologie scientifique repose sur des observations instrumentales et sur des calculs mathématiques, tandis que la cosmologie symbolique fait appel à notre imagination et à notre capacité d’inventer des mythes et des rites.

Nos comportements quotidiens nous le rappellent : devant ce grand mystère du cosmos, ils sont conditionnés par une grande variété de systèmes de représentations auxquels nous nous référons. Ne serait-ce qu’en acceptant de se rendre à un observatoire pour regarder les étoiles à travers une lunette astronomique ou en choisissant à un autre moment de se rendre dans un oratoire ou un temple pour allumer un lampion ou un bâton d’encens, pour implorer ou honorer ces divinités qui nous sont inconnues et qui n’existent que le temps que nous y croyons, nos comportements varient en fonction de notre perception du moment; on pourrait croire qu’ils sont orientés, à partir du canal d’observation qui nous est particulier, les humains : notre conscience cosmologique.

2. Premier exemple : le cerveau, la machine à créer nos expériences de l’Univers

Cerveau mystiqueCette conscience cosmologique peut par exemple nous conduire à des expériences qui ne s’inscrivent pas dans le monde rationnel où sont nécessaires les images, les représentations précises de phénomènes physiques ou les preuves mathématiques. Pour certains, ce serait se permettre de rentrer au vestibule de l’irrationnel ou de l’émotionnel simplement dit. C’est comme si on s’adresssait alors à notre cerveau mystique - pour paraphraser le titre d’un documentaire exceptionnel de l’ONF. Le cerveau nous conduirait alors sur un chemin étrange, né de notre besoin d’une expérience intérieure de l’Univers, ne reposant pas seulement sur notre raison mais aussi sur nos émotions. Que ce soit l’angoisse devant le vide sidéral ou l’émerveillement devant les splendeurs de la nature, il est impossible d’y demeurer insensible.

Ouvrez les robinets de votre douche, enclenchez le clapet dirigeant l’eau vers le pommeau et sentez que l’eau, ce coktail de molécules d’oxygène et d’hydrogène – dans une perspective scientifique – peut aussi être aussi perçue comme une espèce de bénédiction du ciel, un privilège et un rituel d’ablution quotidien vous dépouillant de vos impuretés. Voilà que nous nous retrouvons maintenant du côté de l’Univers symbolique, Non seulement serions-nous en présence d’un élément vital pour le corps et pour la vie, mais aussi d’un élément vital dans le monde symbolique, intégré à plusieurs mythes et rites.

Donc, on peut aborder et apprécier autant les vertus physiques que ses vertus symboliques de l’eau; cet élément du cosmos prend donc un sens différent selon l’angle dans lequel nous nous situons pour en goûter les vertus ! L’eau n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. On peu penser au bestaire des constellations, aux forces attribuées aux planètes et aux étoiles… la liste peut s’allonger, mais nous demeurons toujours dans le domaine de la cosmologie.

3. Pour un élargissement de la cosmologie

En adoptant une définition élargie, la cosmologie, dans les mots d’Aristide Quillet, serait « l’étude des lois de l’Univers ». Mais, dans un souci de précision, on pourrait considérer également que la cosmologie est aussi une métaphysique du monde, qui tenterait d’établir des fondements philosophiques à ces grandes lois. Quand nous désirons non seulement comprendre les lois de l’Univers, mais aussi ses origines, il est alors possible de parler de cosmogonie, qui pourrait aussi bien désigner un système «irrationnel (une vision mythologique)» (sic) qu’un système rationnel, scientifique.

Cette définition a pour conséquence d’expédier aussi les théories scientifiques des origines de l’Univers dans le champ de la métaphysique : tout phénomène non démontré scientifiquement, i.e. expérimentalement et hors de tout doute, demeurerait ainsi dans ce champ. On voit déjà ici une levée de boucliers, comme si les scientifiques étaient les uniques détenteurs du privilège d’établir le fondement des lois de l’Univers ! En parcourant les différents articles de ce blogue, vous pourrez pourtant constater que maintes propositions scientifiques sont indémontrables expérimentalement, que ce soit la topologie cosmique ou la théorie des cordes. Donc, sans prendre parti, et croyant fermement que les astrophysiciens font tout en leur pouvoir pour que leurs théories soient vérifiables, ne serait-il pas préférable dès lors de qualifier la cosmologie de deux épithètes : scientifique et symbolique?

Pourtant, les frontières entre la vision scientifique et la vision symbolique du cosmos sont parfois perméables, car elles nous placent devant une même question, mais avec nuance. Dans un cas comme dans l’autre, on se demanderait « qu’y avait-t-il avant le Big Bang  » ou « Qu’y avait-il avant Dieu » ? Peu importe. Ou on pourrait choisir de répondre par une boutade, comme a choisi de le faire Albert Jacquard, inspiré de son essai La science pour les non-scientifique, en répondant humoristiquement dans une entrevue télévisée de l’émission Second Regard, de la société Radio-Canada : « Mais qu’y avait-il avant ? – Il n’y avait pas d’y avait ! » Une très belle ironie !

4. La cosmologie : des humains sans dieux, aussi !

Das Rheingold

Die Walkure

Sigfried

Gotterdammerung

Dans un monde post nietzschéen, où a été prononcée la mort de Dieu, tandis que les scientifiques nous exposent une vision instrumentale des multiples facettes de l’Univers, les musiciens peuvent aussi enrichir notre réflexion et nous confronter à des dilemmes intéressants. Et cette mort des dieux, telle qu’exprimée dans un opéra de Wagner, pourrait aussi nous amener à reconsidérer la position de la science, dans certains cas…

Pour revenir à cet exemple de l’eau nous lavant efficacement ou nous purifiant symboliquement, c’est qu’elle se (re)présente momentanément ou simultanément comme le résultat des forces cosmiques de l’Univers ou comme ou une offrande des dieux. Hélas, comme on peut le constater dans la tétralogie du Ring (L’anneau du Nibelung) de Richard Wagner, on peut être spectateur de la chute des dieux, si bien exposée dans le volet final du Götterdammerung… Ceci démontre assez bien que le germe de l’omnipotence contient aussi le germe de l’impuissance.

Notre monde moderne se tourne de plus en plus vers les perspectives scientifiques, pour «fabriquer» du sens, reléguant la magie au rang parfois de l’inculture et de la naïveté. Pourtant, même les dieux que nous personifions à travers tant de religons sont soumis à un ordre cosmique, un jeu de lois auxquels ils semblent être soumis eux aussi. Que ce soit les forces qui gouvernent la naissance des étoiles et leur mort – dont nous sommes finalement le produit – ou que ce soit les dieux qui agissent dans un monde idéal régi par ses propres lois, nous savons que lorsqu’un dieu dicte des lois d’un côté de son coeur et les transgresse de l’autre, il perd sa crédibilité devant le panthéon qui l’entoure.

Hélas, à ce moment, il commence ainsi à perdre la confiance des créatures qu’il a créées des ses propres mains afin de palier à ses propres erreurs de comportement; il perd aussi ses fidèles, qui cessent de le vénérer. Comme le rappelle si bien John Tomlinson, inteprétant Wotan dans la version Kupfer Barenboin du Ring, ce dieu puissant vénéré pendant des siècles par les peuples nordiques : « L’existence d’un dieu est très fragile; si les gens cessent d’y croire, il n’existe plus ». Une scène tout à fait spectaculaire de sa démission s’illlustre notamment parmi les moments les plus palpitants de cet opéra, dans la seconde partie, La Walkyrie.

Parallèlement, notre perception de la cosmologie scientifique est aussi soumise à un jeu de lois, selon que nous décidions de souscrire ou non au discours des scientifiques qui, à leur manière, aussi imaginent un ensemble de lois physiques qui peuvent ou non être transgressées afin de soutenir les différents modèles que nous tentons de déduire à partir de nos observations de l’Univers.

Les débats entre les théoriciens de la physique, sur la théorie des cordes, nous placent aussi devant des questions aussi épineuses que celles des dieux nous demandant d’être vénérés. La communauté scientifique vit autant de déchirements qu’entre les différents dieux des multiples panthéons foissonnant dans autant de religions.

Conditionnons-nous notre comportement individuel ou collectif en fonction des théories les plus probantes au niveau de la cosmologie scientifique ou nous comportons-nous encore comme des individus qui ne sont pas soumis à des lois physiques parfois indémontrables, alors que nous serions plutôt prisonniers d’un engrenange de forces que nous ne connaissons-pas ?

5. L’imaginaire : une plomberie hormonale ?

Analogiquement, si nous nous considérons les capacités de notre cerveau pour l’établissement de nouveaux circuits, à travers un réseau de tuyauterie biologique où circulent abondamment différents liquides – une espèce de bouillon d’hormones – la capacité d’établir de nouvelles connexions entre différents thèmes n’est limitée que par les frontières que nous voulons établir ou nou entre les différents secteurs de notre imagination. Remercions ici la synpase chimique qui contribue au décloisonnement de nos idées !

La cosmologie scientifique conduit parfois ses enthousiastes à un enfermement caractéristique, focalisant leur attention par exemple sur la naissance de la vie par la mort des étoiles. Des phénomènes lointains dans l’espace-temps qui ne conditionnent pas nécessairement le comportement quotidien. À vrai dire, cela les éloigne parfois des êtres qui sont près d’eux, alors quue ces derniers attendent parfois réponse à leur invitation à entrer en contact… « Non, je ne suis pas disponible pour le moment. Je suis dans une autre galaxie » pourrait-on sous-entendre de leur messagerie vocale. Mais comment cet intérêt pour les phénomènes si lointains dans l’espace-temps nous fait-il oublier le merveilleux de l’Univers, dans ce qu’il y a de plus près : ces êtres qui nous entourent et qui veulent nous parler ?

Dans cette quête de sens, la cosmologie symbolique fournira donc une perspective nouvelle qui élargira notre regard sur le monde, dans la seconde année du blogue, après une période de repos et de médiation.

La préparation de ce nouveau cycle de publication est en route depuis l’automne 2006. Elle a permis à l’auteur de passer une partie de l’hiver à la Grande Bibliothèque - oasis merveilleux pour la réflexion et l’étude, d’emprunter des dizaines et des dizaines de volumes et de remplir quatre carnets de notes Moleskine. Donc, il ne manque pas de matériel pour alimenter ce blogue, mais plutôt de temps !

MandalaSuite à ces lectures et ces consultations, vous serez donc menés sur de nouvelles terres. Que ce soit des considérations à la fois désopilantes et scientifiques de Salavador Dali, des commentaire surprenants sur l’art cosmologique ou des méditations philosophiques datant de plusieurs siècles, qui s’expriment dans les évocations cosmologique du mandala kalachakra, ce cercle sacré tibétain, il n’y a aucun doute : l’Humain n’a de cesse de manifester son étonnement devant le cosmos. Dans le dernier cas, il s’agit dobserver un groupe de moines bouddhistes passer des jours entiers à tracer un mandala, avec de minuscules grains de riz, des figures géométriques non seulement extraordinaires dans leur précision, mais aussi très chargées symboliquement pour constater notre émerveillement. Cela ne diminue en rien les extraordinaires contributions des artistes de l’informatique, en cosmologie computationnelle, qui consacrent aussi beaucoup d’énergie à produire des simulations tridimensionnelles et animées de différents phénomènes cosmologiques.

Toute activité humaine tournée vers notre émerveillement et notre quête de compréhension mérite sa place au soleil !

Au cours de cette prochaine année, vous pourrez ainsi constater que ce ne sont pas seulement les astrophysiciens de notre siècle qui peuvent réfléchir à des univers multiples ou des cosmos de type multivers, même les bouhistes y songeaient… bien avant nous… nous reviendrons donc sur ces sujets dans les prochains mois. Ici ne s’entrouvre qu’une porte…

Scientifique ou mystique ? Comment vous situez-vous ?

Revenir à pas feutrés

Après une disparition plus longue que mes prévisions initiales, est-il temps de rendre des comptes aux lecteurs et lectrices?

Ma vie s’anime en partie en fouillant dans la bibliothèque. Il y a certes beaucoup de temps libre qui s’est offert à moi; j’ai décidé d’en profiter à ma guise pour me plonger dans des univers parallèles à la cosmologie. On peut certes consacrer beaucoup de temps à débroussailler les vastes questions qui se présentent à nous en tentant d’élucider les mystères de l’énergie, de la matière et du temps. Mais ce temps, cet espace-temps devrait-on dire, est aussi le tissu de notre existence, une étoffe qui se tisse d’expériences extraordinaires ou malencontreuses; ce métier à tisser peut parfois se dérégler, contre sa volonté, sans qu’il soit possible d’intervenir promptement.

Le temps passe, nos réalisations ne se concrétisent pas toujours dans l’Univers matériel. La vie intérieure, le silence et la méditation sont parfois préférables à la surexcitation exacerbée de notre intelligence. Ce blogue n’est qu’une pointe de l’iceberg, relativement à l’expérience formidable de la retraite du monde : on peut lire sans vouloir résumer, synthétiser, recenser, critiquer ou se faire valoir aux autres… Il y a tant de présences sur le Web, dans une variété infinie de formes et d’expressions : vidéoclips, photographies, créations artistiques, abondance de textes exprimant une vie qui coule à travers les veines de tant d’internautes.

Parfois même une espèce d’exhibitionnisme intellectuel – les savants billets de ce blogue en sont malheureusement un bon exemple. Mais, voilà, on peut vouloir revenir à pas feutrés et tenter de partager uniquement ce qui est utile aux autres pour les inspirer dans leur vie.

Voilà, j’ai plongé dans la littérature depuis de début de l’hiver; sans avoir de grands secrets à partager immédiatement, mes suggestions de lecture vous surprendront probablement, en comparaison de celles du passé. Mon carnet de notes Moleskine – le second depuis septembre – est presque plein. C’est en révisant cet itinéraire que je pourrai vous faire part bientôt de ce qui mérite d’être partagé.

Pour vous faire un clin d’oeil, j’ai revisité Dali, Eco, Auster, Musil, et même Charles Fort – je suis donc «fort occupé» et vous dirai-je aussi que la topologie cosmique est toujours dans ma mire, mais cette fois-ci dans une dimension bien différente que j’explore avec plaisir. Comme je serais tenté de vous laisser un indice ! Mais non, je me tais… à bientôt donc !

En 250 mots

Un retour sur ce dernier trimestre m’étourdit. Je constate tout d’abord que 96% de l’Univers manque à l’appel. S’appuyant sur des simulations cosmologiques, qui ne constituent pas en soi l’histoire de l’Univers, cette intrigue constitue pourtant un chapitre crucial du roman cosmologique.

Ensuite, Trinh Xuan Thuan m’ouvre les portes de la cosmologie, rappelant qu’il faut tenir compte non seulement des lois traditionnelles de la physique, mais aussi des mathématiques du chaos. Cette distinction conduit aussi à constater que les fondements de la physique théorique sont remises en question : le programme de lecture doit donc s’étendre…

Propulsé dans ces limites lointaines des théories, je profite heureusement d’un retour vers les fondements de l’astronomie, dans le cadre du 40ème anniversaire du Planétarium de Montréal. L’actualité scientifique me reprend au détour : le Nobel de physique 2006 me plonge alors dans les rides du temps de l’explosion de l’Univers. Comme si cela n’était pas suffisant, un numéro de Scientific American m’introduit aussi aux phénomènes catastrophysiques.

Comment aligner tous ces nouveaux étonnements ? En tentant de les inclure dans un cadre d’analyse cohérent : sur les pages manquantes du roman cosmogonique. Le souffle repris, L’univers chiffonné de Luminet me sensibilise à la topologie cosmique, évoquant les montres molles de Dali. Maintenant, je réalise que le tissu même de l’Univers peut être chiffonné !

Bien du chemin, en peu de temps, pour m’apercevoir surtout que je connais si peu la cosmologie, il faut guérir de ce vertige. Le prochain article sera donc en janvier.