En cette année 2011, le soleil a fait une course dans notre firmament Montréalais, de 05h04 à 20h46. Je me suis promené quelques soirées auparavant, pour vous offrir cette courte vidéo qui traduit l’ambiance du Parc Lafontaine lorsque les journées s’allongent… Il ne faut pas se presser, au jour du soltice d’été. Autrement dit, vaut mieux flâner… La fin du jour se fait attendre; une fois sonnée la vingtième heure, on s’y retrouve et on s’y perd. La nuit tiendra ses promesses.
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LE LIVRE | Du bon usage de la lenteur
Flâner ce n’est pas suspendre le temps
mais s’en accomoder sans qu’il nous bousculePIERRE SANSOT
Pour ajouter à cette courte citation qu’on lit à la fin de cette vidéo, en utilisant le texte de la fiche bibliographique chez Payot & Rivages:
«Une certaine forme de sagesse se reconnaît à la volonté de ne pas brusquer la durée, de ne pas se laisser bousculer par elle, pour augmenter notre capacité à accueillir l’événement. Nous avons nommé lenteur cette disponibilité de l’individu. Elle exige que nous donnions au temps toutes ses chances et laissions respirer notre âme à travers la flânerie, l’écriture, l’écoute et le repos»
L’étang du parc est effectivement un merveilleux endroit où se prélasser avant que la nuit ne nous enveloppe. Tantôt rassemblés autour d’un arbre, ce poteau qui constitue toujours un centre du monde quand on s’y rassemble, tantôt enjambant un pont au dessus de cette petite cascade, tantôt étant entouré de quelques chiens qui courent – se courent ou se font la cour – et qui jappent hardiment, tout est prétexte à l’émerveillement devant ces activités qui peuvent pourtant paraître bien banales, mais qui sont pourtant au coeur de notre vie sensible.
Observer ces événements à travers le petit écran de sa caméra, pour capturer le mieux qu’on peut quelques moments fugaces, voilà aussi un des plaisirs du vidéaste dilettante en fin de journée. Mais quand on revient chez soi, qu’on sort le caméscope de son sac à dos pour passer les images dans la moulinette magique de la table de montage, un plus grand plaisir naît encore lorsqu’on tente de faire revivre cet univers pour organiser le tout dans une petite composition agréable, s’assurant même que des personnages entrent et sortent de chaque écran, dans un ballet ordonné, contre ce chaos désordonné de la réalité qui se présente dans un état brut, sans qu’on la manipule.
Voilà, ceci étant dit, oui, le vidéaste n’est pas seulement un voyeur, un spectateur, mais aussi un manipulateur cherchant à embellir des choses qui sont déjà bien jolies, mais sans qu’il intervienne avec sa moulinette à image.
Tout ceci étant dit, regardez cette vidéo à nouveau, et découvrez cette petite chorégraphie urbaine, créée pour vous. Qussel plaisir ai-je eu sur la table de montage à orchestrer les bicyclettes sur le pont!
LE PLAISIR DE SE RÉPÉTER | Mais sans effort
Je répète aussi le contenu d’un billet paru il y a plusieurs années.
Ce qu’il y a de nouveau cependant, c’est que je sais maintenant que le 21 juin est la journée mondiale de la lenteur. Je fouille dans mes archives photographiques pour publier des photographies prises ce jour là, l’an passé… c’est la photo en première page. Il existe aussi un site web consacré à cette journée. J’aurai donc conservé l’esprit de cette journée en rééditant un billet précédent et en restant chez moi en pyjama… Si si si lentement!
ARCHIVE | 2006-06-21
Juste un instant de capturé à la pige, au loin, sur un viaduc au dernières lueurs du jour…
Nuages différents chaque jour, chaque moment, chaque instant.
Comme nos vies défilant au gré du vent, des saisons et de nos orbites.
À califourchon autour du Soleil, dans un bras de notre Galaxie.
Ou dans les bras de nos amis…
Peu importe ces ans qui passent, le présent dans son absolu silence
Nous accompagne pour nous rappeler son sens…
Non pas qu’il en ait, mais que nous lui en donnons
Par nos décrets, comme en ce jour anniversaire, le tien…
Nous en convenons !
Voila. Histoire de souligner la mémoire faillible
Dans ce temps infaillible cependant, pour nous rappeler
Qu’il passe autant que nous…
Passager qui t’accompagne amicalement,
Dans des mots impromptus, sans retouche, de peur de cacher toute erreur
Car il n’y en a point.
Ce monde est parfait, dans la mesure où nous en convenons !
APOSTILLE | 2006-06-21
- Le court texte ci haut a été expédié hier à mon ami d’enfance.
- C’était pour son anniversaire, juste à la veille du solstice d’été.
- Cette année, il a lieu le le 21 juin à 08h26 GMT -5.0.
- Le soleil se couchera à 20h47, merveilleuse longue journée !
- Nous sommes donc en été maintenant !
- En trois soirées, près de 150 photos !
- Ce soir on y retourne… en attendant d’élire une bonne photo qui mérite publication !
