SILO NO 5 | Pointe du Moulin

ESCALIERS | Pointe-du-MoulinEn se promenant dans le Vieux-Port de Montréal, on ne peut éviter du regard cette imense «machine» faisant partie de l’histoire de l’activité portuaire de Montréal.

Pour le moment, ce complexe constitue un objet de curiosité et est probablement un peu voilé de mystère, malgré qu’il soit possible d’en explorer un peu son histoire sur le site Pointe du Moulin, géré par la Société immobilière du Canada, depuis novembre 2010.

Comprenon qu’on peut se contenter d’explorer ce site à l’aide de nos téléobjectifs, car le site est relativement isolé et demeure une propriété privée. Mais cela ne devrait pas nous empêcher non plus d’explorer ses alentours et de tenter d’apprivoiser la bête. Et encore plus d’exercer notre créativité afin de mieux tirer parti des nombreuses textures, couleurs, formes et apparences qui se manifestent au fil des jours et des saisons. C’est un défi et un exercice qui peut être intéressant.

Un album photo Flickr officiel lui est spécifiquement dédié au silo 5; il existe aussi un blogue WordPress qui lui est dédié, Un patrimoine abandonné, son auteur nous communiquant ses états d’âme et ses observations. Et ce n’est peut-être pas le seul. Pour ma part, je ne connais pas suffisamment son histoire pour m’exprimer de façon éditoriale; je me contente simplement de pointer le lecteur ou la lectrice vers différentes sources d’information afin de lui aider à parfaire son opinion.

Le processus de mise en valeur du patrimoine urbain est un processus habituellement lent en nous basant sur l’histoire de notre vie individuelle, mais qu’en est-il de ce rythme si on l’inscrit maintenant dans l’échelle de temps de la vie d’une ville? Les décennies sont sûrement une unité de mesure plus juste lorsqu’on parle de cette jeune Amérique du Nord, tandis qu’on utiliserait probablement les siècles si on se situait dans l’échelle de temps de l’histoire de l’Europe.

Un constat cependant : à l’ère de l’Internet, du gazouilli instantané ou du vidéo clip partagé sur le champ à partir de nos caméscope, le silo 5 semble faire partie de l’époque des dinosaures bien sûr; mais comment devrions-nous développer une saine attitude devant quelque chose qui ne semble pour le moment qu’un immense tas de ferrailles rongées par la rouille. C’est probablement un joyau d’ingéniosité humaine qui est en train de passer à l’oubli, ou qui rappelle trop son existence dans une trame urbaine qu’on voudrait ouverte sur le fleuve, probablement.

Ce bref billet appelle à la réflexion, pour le moment, et nous continuerons à développer de l’intérêt pour ce leg de l’activité industrielle. Donnons-nous le temps de comprendre et de discuter, si nécessaire! Allez butiner aux alentours, et réféchissez bien!

Pour stimuler notre imagination, sans voulir faire une comparaison boiteuse, portons aussi notre regard sur le Moulin à images, de Robert Lepage. Non que Montréal doit copier ce concept, mais voilà qu’on ou a bien damé le pion. La conversation est maintenant ouverte; n’hésitez pas.